Institut géographique du Mali : REFECTION EN COURS DE LA CARTE DE NOTRE PAYS

La dix septième session ordinaire du  conseil d’administration de l’Institut géographique du Mali (IGM) s’est tenue vendredi dans ses locaux sous la direction d’Amadou Aldiouma Touré, le président du conseil d’administration, et en présence du Directeur  Général de l’institut, Ando Enko Guindo.

Les administrateurs ont examiné le rapport d’activités 2012, l’exécution des recommandations de la session précédente, l’exécution du budget 2012 ainsi que le programme d’activités 2013, avant d’adopter le budget correspondant à ce nouvel exercice.

L’IGM a produit au  total  1363 cartes thématiques et topographiques. 1268 cartes topographiques ont été vendues aux usagers. Il faut aussi noter la couverture systématique du territoire en imageries satellitaires soit une superficie de 112 250 km2 couvertes en images de haute et moyenne résolution, la réalisation d’enquêtes de Banconi, les travaux de contrôle et de réhabilitation du quartier de Sénou, la mise en congé de formation de trois agents au centre des levés aérospatiaux du Nigéria.

L’institut a également achevé les travaux de  construction des agences IGM de Sikasso et Mopti, et révisé le barème des prestations de l’institut. Il a finalisé l’accord de financement pour la réfection de la carte de base du Mali au 1/200 000 avec de l’Union européenne dans le cadre du 10ème FED.

Les travaux (38% des activités programmées) ont été payés sur la subvention de l’Etat, le Budget spécial d’investissement ou les ressources propres de l’IGM.

Mais certaines activités importantes n’ont pu être effectuées du fait des coupures budgétaires opérées en 2012 sur le BSI et la réduction considérable de la dotation du budget ordinaire pour la même période. Le budget 2012 de l’institut se chiffre ainsi à 1,7 milliard de Fcfa après les coupes.

L’Institut géographique du Mali a été récemment sollicité par les forces armées et de sécurité pour la formation des agents sur un logiciel de cartographie et la production d’un nombre important de cartes pour reconstituer le plateau technique cartographique de l’armée détruit lors du coup d’Etat. La requête est toujours en attente d’un financement.

Amadou Aldiouma Touré, président du conseil d’administration, a fait le lien entre les moments difficiles que le pays traverse et le rôle capital de la cartographie dans les campagnes militaires engagées par l’armée. La politique nationale de l’information géographique adoptée le 26 janvier 2012 par les pouvoirs publics, apparaît comme un outil efficace pour le développement économique et social. Cette politique constitue un document de référence pour toutes les politiques publiques de notre pays. Toutes les dispositions doivent par conséquent être prises pour l’application de son plan d’action 2012-2014 afin que l’institut puisse se doter des moyens nécessaires à l’accomplissement correcte de sa mission.

Le directeur  général de l’IGM, Ando Enko Guindo, juge la carte malienne trop ancienne. Elle date, en effet, d’avant l’indépendance et a besoin d’une révision pour prendre compte des réalités actuelles. L’appui financier de l’Etat dans le secteur de la cartographie étant insuffisant, l’Union européenne a répondu favorablement à une requête de l’institut pour l’exécution de son programme d’activités. « La base de tout développement économique et social d’un pays dépend de l’étude minutieuse de sa cartographie », a énoncé Ando Enko Guindo en annonçant que la relance des activités de l’IGM pour la réfection de la carte géographique de notre pays est en cours.

Abdourhamane TOURE

Source :  L’Essor