Institut géographique du Mali: LE DÉFI DES FINANCEMENTS INNOVANTS

L’Institut géographique du Mali (IGM) a tenu la 21è session de son conseil d’administration hier, dans ses locaux. L’ouverture a été présidée par le ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, Mme Traoré Zéïnabou Diop.
L’ordre du jour de cette première session au titre de 2017 a porté sur l’examen du compte rendu de la 20è session, le rapport d’activités 2016 et l’état d’exécution du budget 2016, le projet de programme d’activités 2017 et le projet de budget au titre de l’exercice 2017. Le budget prévisionnel de 2017 est arrêté en recettes et en dépenses à 1.258.062.235 de Fcfa contre 1.231.374.000 Fcfa au titre de l’année 2016, soit une augmentation de 2,17%.
Concernant le programme d’activité 2017, le directeur général Ando Enko Guindo a indiqué que son institut poursuivra en 2017, les travaux séquentiels de rénovation du réseau géodésique de référence du Mali. Un réseau géodésique désigne un ensemble de points connus sur le plan horizontal et en hauteur permettant à tout ceux qui ont la terre comme objet d’étude de travailler sur des données homogènes et uniques, a-t-il expliqué. Mais la réalisation de ce réseau vieillissant, construit par le colon se fera par séquence, faute de budget suffisant. Ce budget est évalué à environ 20 milliards de Fcfa.
Le directeur général de l’IGM s’est réjoui de la réalisation de deux grands projets d’importance en 2016 : le « Projet de réfection de la carte de base du Mali au 1/200 000è, financé par l’Union européenne dans le cadre du 10è Fonds européen de développement et le « Projet de cartes topographiques numériques pour la zone métropolitaine de Bamako », financé par l’Agence japonaise de coopération internationale dans le cadre de la coopération japonaise.
Le ministre en charge de l’Equipement a félicité l’IGM pour les résultats atteints. Car, les deux projets réalisés en 2016, ont renforcé les capacités de l’institut, amélioré le rendement de la production cartographique par la modernisation d’outils de travail avec une technologie de pointe.
Pour 2017, elle soulignera que : « la carte et le réseau géodésique sont des infrastructures au même titre que les routes, les ponts, les voies ferrées et fluviales, les aéroports qui ont besoin d’être entretenues et refaites périodiquement pour éviter qu’elles vieillissent ». Sans carte, sans une bonne information géographique, aucun pays ne peut prétendre à un développement harmonieux et durable, a-t-elle ajouté. En outre, elle a exhorté la direction de l’IGM à la prise d’initiatives et à explorer d’autres mécanismes innovants de financement afin que cet institut soit véritablement autonome financièrement et performant. Dans la mesure, où il y a «incontestablement des débouchés pour les produits de l’institut, qui sont hautement commercialisables».
Pour terminer, Zéïnabou Diop a assuré que l’Etat va continuer à accorder une attention particulière au financement de ce secteur.

Cheick M. TRAORE (L’ESSOR)